Êtes-vous un scanneur ?

Une porte ouverte sur un océan de possibilités... (je sais, elle est facile)

Je sais que vous n’allez pas me croire parce que j’écris de longs articles mais celui-ci est vraiment très très long. Prévoyez environ 12 minutes pour le lire.

Est-ce que la situation qui suit vous est familière ?

Vous travaillez sur une idée depuis quelques heures, quelques jours ou quelques semaines et soudain vous sentez que vous n’avancez plus. Cela va même plus loin, vous sentez que vous ne voulez plus avancer.

La tâche à laquelle vous êtes attelé ne vous intéresse plus. Mais alors plus du tout. Car dans votre tête une nouvelle idée, dans un domaine complètement différent, a germé. Ou alors, votre attention a été attirée par une autre activité que vous aimeriez bien débuter.

Ce qui s’ensuit alors est un dialogue intérieur où une certaine angoisse commence à monter. En effet, vous vous dites que, lorsque l’on travaille sur un projet quel qu’il soit, on se doit de le terminer, et ensuite seulement, on passe à autre chose. Ceux et celles qui réussissent dans la vie sont comme cela, c’est bien connu. Mais pas vous.

Vous, vous êtes le roi des projets inachevés. Vous êtes la reine des idées à peine commencées et jamais finies. Vous êtes l’artiste qui n’a jamais terminé une œuvre. Vous êtes celui ou celle que le monde considère comme ayant peu de volonté et ayant une mentalité de girouette.

En fait, au fond de vous-même, vous vous considérez comme un loser, un raté ou une bonne à rien.

Et pourtant.

Si le monde savait, il comprendrait qu’il est en train de gaspiller un incroyable talent qui pourrait être tant utile à l’humanité. Car vous êtes peut-être un scanneur.

Découverte

Comment pourrait-on exactement définir un scanneur ? Rosine Caplot, une scanneuse comme moi, sur son blog (en anglais) nous en donne une belle définition :

Un scanneur est le contraire d’un spécialiste. Il lui est difficile de choisir une seule passion ou carrière et s’il se force à le faire, il devient malheureux et sa productivité en souffre. Les scanneurs peuvent s’intéresser à de nombreux domaines, complètement différents les uns des autres. Ils ont habituellement plusieurs projets “sur le feu” et ont constamment de nouvelles idées. Ils poursuivent rarement toutes ces dernières et s’ils le font, ils vont rarement jusqu’au bout.”

Vous vous reconnaissez dans cette définition ? Alors soyez le ou la bienvenue au club ! :)

Vous allez voir que le fait de pouvoir mettre un nom sur ce que vous considériez comme une “tare” va déjà vous ôter d’un grand poids. Maintenant vous savez qui vous êtes et que vous n’êtes pas seul(e).

La première personne, à ma connaissance, à avoir vraiment creusé les choses est l’américaine Barbara Sher, celle-là même qui a inventé le terme de “scanneur” par opposition aux plongeurs (”divers” en anglais) ceux qui peuvent justement se plonger dans un seul domaine très précis. Elle a défini, analysé et classé différents types de scanneurs et a offert des solutions pour aider chacun et chacune à avoir une vie plus agréable. Je vous recommande son livre Refuse to Choose! comme point de départ de votre redécouverte.

Alors, n’hésitez pas à être fier(e) de votre scannitude, car vous revenez de loin.

Formatage

Dès notre plus jeune âge, à la maison ou à l’école, on nous apprend les règles de la vie. Ces lois ne sont jamais remises en question et chacun les considère comme des commandements fondamentaux, nécessaires à une vie bien réussie.

L’un d’entre eux, est l’un de ces soi-disant principes du succès et, très jeune, il nous est inculqué à force de devoirs, examens, tests et si nécessaire, punitions.

“Toute activité commencée doit être achevée avant de passer à une autre.”

Cette règle s’applique aux plus petites tâches comme aux grandes étapes de notre vie. L’école nous propose des classes dans un ordre précis, avec des dates de  tests et d’examens fixés arbitrairement. Plus tard, on est encouragé à choisir une voie unique qui parait définitive. Dans notre travail on se doit de mener jusqu’au bout une mission qui nous est confiée. C’est normal après tout. Et même si l’envie nous en prend, on ne change pas d’activité, on reste sur ce que l’on fait. Cela montre notre force de caractère, notre volonté.

C’est comme ça que l’on réussit, s’entend on dire dans notre entourage. Même nos proches, ceux qui veulent notre bien, comme nos parents, nous encouragent à choisir et à ne plus changer. On finit par y croire puisque tout changement est considéré comme 2ème classe, comme celui des paresseux, des procrastinateurs, de ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent dans la vie.

Cette dictature de l’efficacité, des projets rondement menés, des buts atteints en serrant les dents et des objectifs soulignés en rouge dans son emploi du temps finissent par complètement masquer d’autres possibilités.

Anthropologie

Est-ce ainsi dans la nature humaine que d’avoir un chronomètre à la main et de vivre sa vie en accumulant les lignes d’arrivées franchies ? Est-ce réellement dans nos gènes ?

Regardons autour de nous. Après tout, “nous” venons de cette nature qui nous a permis d’évoluer et de nous développer dans cette race humaine qui maintenant domine la planète. N’oublions pas qu’au départ, nous n’étions qu’une espèce parmi tant d’autres et que les dés du hasard nous ont permis d’avoir une évolution plus rapide.

Je me demande si nos lointains ancêtres étaient comme nous ? Par exemple l’homme de Cro-magnon avait-il ce besoin compulsif d’en terminer avec une cueillette de fruits avant d’attaquer – dans les deux sens du terme – le dossier mammouth pour le diner ? Où se situait la spontanéité dans ses décisions ?

La nature nous montre également un règne animal qui ne se préoccupe pas beaucoup d’efficacité et de buts atteints.

La lionne ne tue pas son quota d’antilopes. L’éléphant ne s’arrête pas de fourrager après un certain nombre de kilos. Les poissons ne vont pas dormir à 22h00 pile tous les soirs. Les moustiques ne recueillent pas exactement 2 milligrammes de sang par victime.

Les animaux agissent à l’instinct. L’homme plus du tout. Mais il était un temps où ce dernier avançait aussi dans la vie selon ses humeurs et ses besoins. Ceci dit, un jour, peut-être que les premiers hominidés ont noté inconsciemment que, si on s’organisait en groupe pour chasser le gibier, eh bien on en ramenait bien plus et bien plus vite. De là, peut-être que tout le reste a découlé, pour le bonheur des hommes mais pas vraiment celui du reste de la terre.

Hyper-simplification

Je suis certain que, nombreux sont parmi vous ceux qui se disent que sans cette concentration sur un objectif, sans ce fait d’atteindre un but, notre monde serait d’une grande pagaille et pas si agréable à vivre. Toutes les inventions, les découvertes scientifiques et autres progrès de l’humanité, ont bien dû avoir derrière des hommes qui n’étaient pas en train de changer d’intérêt comme des girouettes. Sinon rien n’aurait pu être inventé.

Ce que je dis ce n’est pas que ceux et celles qui aiment atteindre leurs buts sans quitter des yeux leurs objectifs ne sont pas utiles, bien au contraire. Moi-même, j’ai déjà pas mal écrit sur les bienfaits de l’efficacité. Ce que je reproche à notre société, c’est de prendre ce modèle de travail comme “le” modèle et de rejeter tous les autres.

La richesse des humains est justement dans cette variété de façons de faire. Appliquer un modèle standard, c’est formater la race humaine comme un ordinateur avec un seul programme. Or, des programmes, il en existe des milliers et plus il y a de variété, mieux c’est.

C’est un petit peu comme la globalisation que nous vivons maintenant. Prenez l’exemple de la consommation. Les entreprises les plus performantes dans ce domaine ont gagné, ont fait disparaitre les autres et maintenant dominent tous les marchés du monde. Si vous voyagez un peu, vous avez remarqué que vous pouvez trouver les mêmes chaines de restaurants, de cafés, de vêtements, de chaussures de sport – de tout quoi – dans la plupart des grandes villes du monde. Uniformité égale efficacité.

C’est vrai que c’est pratique. Mais qu’en est-il du petit commerce qui apporte sa touche originale ? Au moment où j’écris ces lignes je suis en vacances au Portugal. Chaque fois que j’ai envie de boire un café au lait, je ne vais pas au Starbucks du coin car leur “café latte” possède exactement le même goût que je connais déjà à Tokyo et que j’avais découvert auparavant à Los Angeles. Où en est l’intérêt ?

Non je préfère rechercher les petits cafés locaux pour découvrir une nouvelle saveur et enrichir mon palais, tout en buvant un abatanado – nom local – au goût délicieux.

Scannitude

Ainsi la variété est importante. Tout comme nous n’aimerions pas manger la même chose tous les jours, notre société ne doit pas devenir uniforme et ne garder qu’un seul style de travail qui, à mon avis, appauvrirait nos cultures.

Bien sûr, nous avons besoin de personnes qui aiment la précision, les buts clairement définis à atteindre mais, à côté d’eux, il devrait y avoir plus de place pour ceux et celles qui ont une autre manière de travailler et qui apporteront aussi leur contribution à l’humanité.

D’ailleurs, regardez autour de vous. Beaucoup ne sont pas vraiment heureux dans ce qu’ils font. Peut-être est-ce parce qu’ils ont été forcé de choisir une voie et que cela ne leur correspondait pas vraiment.

Le scanneur qui ne se connait pas, balloté de droite à gauche au gré de la vie, finit souvent par accomplir très peu. Ce dont le scanneur a besoin c’est d’abord de bien comprendre qu’il n’y a aucun mal à en être un et qu’ensuite les méthodes de travail qu’on apprend à l’école ou en entreprise peuvent difficilement s’appliquer à lui ou elle, puisque les scanneurs ont une manière différente de structurer leurs pensées et donc leur vie.

C’est ce que j’essaye de faire. Dans tout ce que j’entreprends, j’ai toujours besoin d’y inclure cette notion de changement. Inconsciemment au début, j’ai toujours recherché des activités qui me permettraient de vivre pleinement ma scannitude. Cela m’a coûté beaucoup au niveau de la promotion et de la réussite extérieure mais je ne le regrette pas car, de toute façon, j’aurais été très malheureux. Certains peuvent serrer les dents et tenir. Pas moi. Là aussi, c’est simplement une question de choix, le vôtre. ;)

Histoire

Enfin, pour ceux qui auraient des doutes sur ce que peuvent accomplir les scanneurs, il suffit de regarder le passé pour les découvrir. En fait, plus on remonte dans le temps et plus on va en trouver. Il n’était pas rare alors de se spécialiser dans plusieurs domaines et de sauter de l’un à l’autre, au gré de ses humeurs. Ceux ou celles capables de jongler avec plusieurs disciplines étaient admirés et courtisés. Et ce, jusqu’à ce que la révolution industrielle fasse table rase sur tout ça.

Prenons un exemple, celui peut-être, du plus grand de tous les scanneurs que nous connaissions, Léonard de Vinci. Si on essaie de le définir comme un grand peintre, on fait une grosse erreur. Il faut savoir qu’en tout et pour tout, seulement une douzaine de tableaux lui sont attribués. Qu’a-t-il donc fait du reste de son temps, car il a quand même vécu jusqu’à 67 ans ? Vous le savez sans doute, il avait de multiples intérêts, était un touche à tout et prenait aussi le temps de vivre. Il a d’ailleurs souvent été traité de procrastinateur par ses contemporains… un comble !

Une précision quand même : Léonard était sans aucun doute un scanneur mais cela ne veut pas dire que tous les scanneurs sont des génies. Dommage. ;)

En fait chacun et chacune utilise ses talents et fait de son mieux avec. L’avantage, lorsque l’on sait que l’on est un scanneur, c’est qu’on va arrêter de se taper la tête contre les murs parce que l’on ne correspond pas aux schémas mis en avant par la société et, qu’ensuite, on peut créer son propre modèle de vie en s’appuyant sur ses points forts.

Là, cela demande une certaine recherche car il existe de nombreux types de scanneurs. De celui ou celle qui ne peut rester sur une activité que quelques heures à ceux qui peuvent passer plusieurs semaines voire plusieurs mois sur le même projet avant d’enchainer sur autre chose. De celles qui reviennent constamment à des projets déjà commencés à ceux qui, une fois qu’ils ont mis de côté une idée, n’y reviennent jamais. De tous ceux qui peuvent vivre leur vie de scanneur à côté d’un emploi régulier à ceux qui ne peuvent accepter cet état de fait et sont considérés comme des marginaux, refusant de complètement s’intégrer dans “la” société. Et ça, c’est moi. :)

Et vous, vous vous situez où ?

Mise à jour : Pour aller plus loin dans votre scannitude, sachez que le guide des scanneurs, Reconquérir sa vie, est maintenant disponible sur cette page.

(Photo : Wolfgang Staudt)

Commentaires

231 commentaires pour “Êtes-vous un scanneur ?”
  1. SamNo Gravatar says:

    Merci de me lire, et surtout de prendre la peine de me répondre Jean-Philippe.
    Je dois dire que moi aussi j’aime bien le terme de “scanneur”.
    D’une part, il nous définit bien, et ensuite, il souligne aussi cette capacité que l’on a de réflechir avec des ensembles, de prendre les choses dans leur globalité. Le fond et la forme en instantané quoi.

    Tu as raison quand tu dis qu’en neuropsychologie cette notion de préference neuro-droitière est quelque chose de connu depuis longtemps, le souci c’est qu’à notre niveau, en dehors des forums (ce qui est déjà très bien), il n’y a rien au niveau formel ou institutionnel. Celui qui consulte les forums est quemqu’un qui sait déjà où chercher…
    En tout cas, moi je ne cherche plus :-) !

  2. Merci Sam pour ta réponse ! Maintenant je suis curieux. :)

    Comment vis-tu ta vie de scanneur ? As-tu réussi à trouver un bon équilibre dans un monde de neuro-gauchers ?

    PS : Si tu veux que ta réponse reste privée, tu peux me contacter par mon mail ou facebook. Vois tout en bas de cette page. Merci !

  3. ArthyNo Gravatar says:

    Vraiment très bien cette article, il m’a bien aidé. Cela m’aide pour, dans un sens, me définire en quelques mots. Disons que je passe de “fainéant de base et sans volonté” à “Scanneur”, ce qui est bien plus glorieux pour l’image, mais moins pour la compréhension. Je suis partie pour passer des heures à expliquer à tout mon entourage cet article avec mes mots. (et je le ferais sûrement moins bien que celui-ci.)

    Je trouve que d’un point de vue personnel, qu’être un scanneur est presque une source de fierté, oui presque, ça n’a pas que ces avantages. Pour moi par exemple. Sur internet, je rentre des fois dans des communautés (jeux en ligne ou encore forum rp) et cela dérange parfois quand je pars. Oui souvent, je suis pleins de motivation, voir trop, et deux mois plus tard, je suis sur un autre jeu, forum, ect. Mais je le fais même pas exprès, j’ai ce sentiment, une perte de motivation, et elle réapparait autre part. Et sans cette motivation, que je pourrais imagier comme une grande flamme bien trop puissante qui consume bien trop vite ma motivation, j’y arrive pas, et si je continue, c’est comme si j’étais forcé à quelques chose, alors qu’il y a encore peu de temps j’étais presque frénétiquement sur la dite chose. J’ai pas eu encore la chance de réussire à “entretenire” cette belle flamme, et c’est bien dommage.

    Si on peut en parler en terme d’avantage. Je pense que comme auparavant, je me considérais comme un “touche à tous”, et j’aime bien cela. Mais comme je l’ai dis, d’un point de vue perso c’est bien d’être un scanneur. Mais je dois faire partie d’une type de scanneur asser con dans un sens, qui n’arrive même pas à finir ses études. (alors que d’un autre côter j’adore apprendre, mais pas à l’école >_<) Résultat, après des années de "non-étude" à l'école et avec un cv qui est plusque que négatif, je me force, je suis en train de passer un bac pro comptabilité en sachant très bien que je trouve cela moyen et que je ne serais sûrement jamais comptable.

    J'ai parler pour rien dire. Pire qu'à l'école, connue pour une bonne culture général, mais j'avais d'horrible note.

    Sinon, si vous prévoyez de sortire un ebook sur le sujet, je vous y encourage de tous mon coeur, ça serais vraiment utile je pense.

  4. Merci beaucoup Arthy pour ce long témoignage ! La plus belle phrase ?

    “Être un scanneur est presque une source de fierté”

    Bravo pour ça ! Vous nous avez fait plaisir à tous et à toutes. Dans une société ultra spécialisée qu’est maintenant la nôtre, nous avons un mérite incroyable à nous en sortir. :)

    Dans mes recherches, je note de plus que les scanneurs sont plutôt des “late bloomers”, des gens qui s’épanouissent sur le tard. Pourquoi ? Parce que nous acquérons tellement de différents savoirs, nous nous enrichissons de tellement d’expériences qu’il nous faut beaucoup de temps pour réussir à nous y retrouver. Mais, si vous regardez bien, si vous vous observez bien, vous verrez que dans cette vie multicolore, il y a toujours un fil rouge… à vous de le saisir. ;)

    PS : l’ebook sera en vente avant noël.

  5. fabriceNo Gravatar says:

    Salut Jean-Philippe,

    Très intéressant cet article! Clairement j’en suis un, d’ailleurs comme pas mal de voyageur à mon avis….

    Mais dit-moi, quel est le role de l’humeur de la personne dans tout cela? Je veut dire, le scanneur délaisse-t-il un projet pour un autre car il a une période de petite deprime?

  6. SamNo Gravatar says:

    Salut Jean-Philippe et tout le monde.

    En fait, je vis ma vie de scanneur vraiment mieux depuis que j’ai pu mettre un nom sur un ensemble de choses que je constatais chez moi.
    En même temps, j’ai pu en expliquer pleins d’autres…

    En gros, malgré plusieurs soucis m’enpêchant d’être à l’aise au boulot ou à la fac, j’étais bel et bien normal et non pas malade ou fou voire pire lol. C’est tout mon inconfort, ma frustration nés du fait d’évoluer dans un environnement pas hostile mais presque, qui trouvait sa justification.

    Arthy le dit très bien, on se croit fainéant et rempli d’autres tares mais en vérité, on a une plus grande capacité et rapidité de réflexion tout en prenant en compte plusieurs élements différents sans lien apparents. Inéstimable de nos jours, ça.

    Et puis on est d’une plus grande sensibilité, ce qui rejoint ce que dit Fabrice concernant les projets et les changements d’humeur.
    En tant que scanneurs on ratisse large et on va plus ou moins en profondeur selon le projet, d’où le risque de dispersion. Cela dit, je pense que le projet qui vous tient vraiment à coeur refait toujours surface même par temps difficile. Notre corps et notre esprit (l’instinct) nous l’indique, on le voit par des signes extérieurs (dans la rue, à la télé ou dans une conversation anodine) qui nous renvoient constamment à celui-ci.

    Il suffit alors d’être attentif à ce qui se passe autour de nous et surtout d’être à l’écoute de soi.

    Bien sûr les amis, ceci n’engage que moi, mais si ça peut aider…:-D

  7. @Fabrice Merci pour ton commentaire ! et félicitations pour ton site, ça donne vraiment envie de partir tout de suite. ;)

    Ton livre sur le Cambodge a aussi l’air superbe – un scanneur est toujours un artiste quelque part ! – et je me demandais pourquoi tu ne le vendais pas sur Amazon ? Tu as l’intention de créer une collection ?

    @Sam Merci beaucoup pour ce complément d’infos ! Je pense que tu dis la chose la plus importante à la fin : il y a un fil rouge malgré toutes nos échappées à droite à gauche. C’est ce fil qu’il faut découvrir, celui qui nous permettra d’être plus heureux, mieux dans sa peau. :)

  8. fabriceNo Gravatar says:

    Le mot scanner n’existe pas en français.

    Or, les caractéristiques de cette personnalité me font penser à une Cyclothymie legère notamment la difficulté à s’investir sur de longs projets.

    Qu’en pensez-vous?

  9. leodmNo Gravatar says:

    @fabrice: autant ca fait du bien de savoir qu’on est scanneur, autant la cyclothymie fait légèrement peur. Mais ca colle plutôt bien et c’est toujours bon de savoir qui on est pour mieux se “soigner”.

    Page wikipédia de la cyclothymie: « Il faut cependant se demander si la réputation d’originalité, d’instabilité bohème que l’on attribue aux écrivains et aux artistes n’est pas le reflet d’une cyclothymie constitutionnelle »

    Ca vaudrait le coup de savoir si Léonard de Vinci a été diagnostiqué… :)

    Suite à ce post de Jean-Philippe, que je remercie pour m’avoir ouvert les yeux et dont j’attends avec impatiente l’ebook sur le sujet, j’ai eu une idée comme tout bon scanneur qui se respecte.

    Je viens donc de créer un forum en français dédié aux scanneurs afin que nous puissions échanger sur le sujet et progresser ensemble.

    L’adresse temporaire (en attendant de trouver un nom définitif) est: http://www.viedaltruiste.com/scanner/index.php

    J’espère vous y retrouver prochainement! A très bientôt.

  10. fabriceNo Gravatar says:

    bonne initiative!

    C’est vrai, c’est un terme psy donc ca fait plus peur. Moi je pense que c’est une chance mais il faut savoir que la vie n’est pas toujours facile pour ce genre de personnalité. Il faut apprendre à contrôler et limiter les cotes négatifs!

  11. leodmNo Gravatar says:

    Je pense aussi que c’est une chance, dans l’absolu. Mais dans notre société ça peut être un sacré handicap. Comme tu le dis il faut apprendre à limiter les cotés négatifs. Si tu connais de ressources sur le sujet, je suis preneur. Dans mon cas GTD m’a apporté un grand réconfort et je me sent beaucoup mieux depuis que je ne suis plus victime des vagues d’idées qui me submergaient. Elles sont toujours là et tant mieux car elles me rendent euphorique, mais elles finissent aussitôt dans une liste ou je les sais en sécurité et ou je pourrais les retrouver plus tard.

  12. FabriceNo Gravatar says:

    Je t’avoue que j’ai pas de méthode. GTD c’est les listes?
    J’en utilise aussi beaucoup mais je trouve pas forcement que c’est efficace. Un remede je pense c’est l’action et essayé de s’y tenir sur le long terme. Pas facile. Après je pense que la méditation (pour en avoir entendu dire du bien) peut tout à fait avoir un effet positif, tu penses pas?

  13. leodmNo Gravatar says:

    GTD c’est pas vraiment des listes. C’est avant tout se vider la tête complétement en notant tout, dans une boite à idée en vrac. J’ai tenté de résumer ici: http://www.viedaltruiste.com/scanner/viewtopic.php?f=13&t=11&p=12&hilit=gtd#p12

    GTD est bien sur le long terme car elle est très peu contraignante, suffit juste de tout noter en vrac, trier un fois par semaine (15 jours pour moi) et éventuellement couper en sous taches très simples et rapide à faire. Ensuite a un instant donné si j’ai envie de bosser sur le projet A, il me suffit de regarder la liste des tahces du projet A et de cocher celles que je réalise.

  14. @Fabrice @leodm Ah, la cyclothymie! Je l’avais oubliée celle-là. Un jour quelqu’un avec qui je travaillais – un docteur de formation – m’a traité de cyclothymique. A l’époque, il n’y avait pas wikipédia donc j’ai mis du temps avant de découvrir la définition. Quand j’ai trouvé la partie “artistique” attribuée aux cyclothymiques, cela m’a rassuré. ;)

    L’ennui avec les termes médicaux, c’est qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Vous êtes toujours “déjà” coupable, non ?

    Je préfère le terme de scanneur, d’explorateur, de butineur qui met plus en valeur nos qualités. ;)

    @leodm Excellente idée que ce forum ! Et puis ton système d’écrire toutes les idées qui nous viennent est puissant. Je fais la même chose – sans suivre GTD – et cela me fait beaucoup de bien. :)

  15. thierryNo Gravatar says:

    Merci à Fabrice de m’avoir parlé de la notion de scanneur! J’en suis un, et je veux revendiquer la place de premier de la classe.
    Merci à cet article bien fait que je vais relier à tête reposée.

  16. BelangerNo Gravatar says:

    Bonjour Jean Phillipe, et tous,
    J’ai beaucoup apprécié cet article (comme les autres d’ailleurs). Je ne connaissais pas le thème scanner pour décrire ce type de comportement. Je fais nettement partie de cette catégorie de personnes ”touche à tout”. A 51 ans, cela me posé des problèmes au niveau du regard du reste de la société, en commençant par mes parents, et à l’école, cependant sans plus. C’est à dire que j’ai toujours trouvé à m’amuser dans ce que je faisais et a gagner ma vie.
    Cependant je ne suis pas du tout d’accord avec les commentaires qui voudraient associer les ‘’scanners” à la cyclothymie. Ce qui me dérange est l’approche ”maladie” auquel il faudrait trouvé un traitement. Dans le diagnostique de la cyclothymie il y a nettement l’approche de changement d’humeur, ce qui ne me semble pas du tout au coeur de la question des personnes qui seraient ‘’scanner”. Je me sens TOTALEMENT scanner depuis aussi loin que je puisse me souvenir et je n’ai pas du tout de trouble d’humeur ou de comportement. Je suis HEUREUX et un bout-en-train apprécié.
    Merci Encore JP pour avoir apporté ce sujet sur ton blog. J’ai commandé le livre de Barbara Sher et je vais creusé un peu plus. Trop de gens sont des scanners et se sentent exclus du monde dans lequel nous vivons car cela n’est pas reconnu. Encore pire si nous comparons cela à une maladie ! ;-)

  17. fabriceNo Gravatar says:

    Ce qu’on retrouve chez un scanner tu le trouve aussi chez les cyclothymiques. Pour l’humeur, je ne sais, j’ai cherche sur le net pour voir si c’était la meme chose. Mais rien trouve, si tu as des infos!

  18. BelangerNo Gravatar says:

    Bonjour Fabrice,
    Je n’ai pas d’info de plus que ce que j’ai lu sur Wikipédia. Sincèrement, de savoir si cela se soigne ou pas, et/ou toutes formes de comparaisons, je ne suis pas partant. Donc je ne ferai pas de recherche plus approfondies. Cependant ce qui m’intéresse dans le sujet c’est l’approche, l’opinion, le soin que que les autres portent à ces types de personnes. Ce qui m’interpelle beaucoup de toutes façons c’est toutes formes de discriminations, avec ou sans différences. Avec ou sans explication scientifique. En fait je réagis pour avoir été blessé plus souvent ce que j’ai exprimé plus haut. Bonne journée et à plus.

  19. @thierry Bienvenue au club ! Tu es l’exemple même d’un scanneur à succès. ;)

    @Belanger Tout à fait d’accord ! Je pense qu’il n’y a rien à soigner. Soigner quoi d’ailleurs ? Ce serait peut-être perdre cette personnalité qui est riche, qui fait que nous sommes appréciés par certaines personnes, qui fait que nous pouvons sentir des choses que les autres ne voient pas.

    Et pourquoi à certains moments on ne pourrait pas avoir des envies d’interactions intenses et à d’autres, des envies de paix, de solitude ? Comme je l’écris dans mon ebook, le monde n’est pas vraiment fait pour les scanneurs. Mais, maintenant, on se rend compte de l’importance, de l’humain, de la sensibilité, du besoin d’empathie. Choses pour lesquelles nous sommes en général très doués. :)

  20. FabriceNo Gravatar says:

    @Jean-Philippe

    Merci, tant mieux si cela donne envie de partir, c’est bien le but:-)
    Je suis assez fière de mon travail sur cette ouvrage sur le Cambodge.Amazone? Cela serait bien oui car sur Lulu, le livre a peu de visibilité. Je ne sais pas comment il faut procéder pour cela en fait, si tu as des infos…Je pense à réaliser un autre sur le Laos et le Vietnam.

    Scanneur est peut-être un peu different de cyclothémie, je ne sais pas. Pas evident de voir la difference. Apres c’est vrai que dés que tu es pas tout à fait dans la norme, on essaie souvent de mettre un nom dessus, nom qui est souvent médicale ou psy..

    Or, en quoi est-ce forcement un problème d’être different dans ce monde qui tent de plus en plus vers l’uniformisation?Vouloir sortir un peu du lot, pourquoi cela ne serait-il pas une bonne chose?

  21. @Fabrice Peut-être que c’est ça ton fil rouge ? Voyager et faire des photos ? Alors, surtout évite les “Ce n’est pas possible, je ne peux pas vivre de ça !”, car en fait, il y a plein de gens qui vivent bien comme ça et ensuite, tu as le talent nécessaire dans ce domaine. On le voit avec ton beau livre sur le Cambodge.

    C’est quand même mieux que d’aller pointer au bureau, non ? ;)

  22. BelangerNo Gravatar says:

    Bonjour à tous,

    Jean Philippe, dans ta réponse tu éveilles en moi une pensée très intéressante, et une question.

    D’abord la question. Les personnes se considérant de type ‘’scanners” sont-elles plus sensibles que les gens qui foncent plus directement dans un choix bien précis ? Mes observations envers beaucoup de personnes me disent que oui. Les ‘’scanners” seraient plus sensibles aux événements dans leur vie, et vie autour d’eux, aux gens qu’ils rencontrent, etc. Plus émotionnels je dirais aussi. Je vais me servir de tes mots; plus humains, plus sensibles, plus empathiques.

    Et je pense que les ‘’scanners” sont de plus en plus nécessaires dans un monde où il faut et faudra avoir de plus en plus des vues et des visions élargies. Le système économique global/mondial, et social des sociétés actuelles (je parle en gros des pays du G8) courent directement à la catastrophe. C’est clair, et prouvé. Ce n’est qu’une question de court laps de temps si rien ne change. Le problème est qu’il faut être capable de voir plus loin, voir plus large. Hors dans une telle situation il est nettement favorable et avantageux d’avoir plusieurs cordes à son arc. Ce que que représentes l’ensemble des expériences acquises par les ‘’scanners”. Je suis aussi parfaitement d’accord avec l’existence du fil rouge en chaque ‘’scanner”. Et donc ce fil devient un fil rouge enrichi. Un des postulats de la PNL propose que: plus un individu à d’expériences vécues dans sa vie, plus il a de choix, de solutions en cas de crash. Ce qui est encore à l’avantage des personnes de type ‘’scanners”. ;-)

    PS. Je suis bien heureux d’avoir découvert ton site Jean Philippe ainsi que les personnes qui ont commenté ton article. Bravo, bonne continuité et merci ! Guy ! :-)

  23. leodmNo Gravatar says:

    Je vous rejoins sur le premier point. Je ne connais pas d’autres scanneurs dans mon entourage proche mais je confirme que personnellement je suis profondément humaniste et ressent une très forte empathie.

    J’ai été assez surpris en faisant quelques recherches sur le net d’arriver sur la page de la Manie. Oui… les scanneurs aiment comprendre donc j’ai fais le cheminement suivant: cyclothymie, trouble bipolaire, maniaco-dépression, manie.

    Et là: surprise!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Manie :
    # sentiment altruiste : envie d’aider les autres, ressenti des émotions des autres (hyperempathie) ;
    # hypersensibilité affective (émotions plus vives) et quelquefois sensorielle ;

  24. FabriceNo Gravatar says:

    @Belanger
    Tout à fait d’accord avec toi!

    @leodm cyclothemis je sais pas si cela est vraiment synonyme,beaucoup de points communs sauf que dans la cyclothémie, il y a cette notion de deprime regulière sans raison…Moi ca m’intrigue est-ce la meme chose?Car vous avez des ouvrages en francais sur comment mieux la vivre.

    @Jean-Philippe
    Apres avoir relu les commentaires,je trouve décidément cette article tres fort. Perso, j’ai toujours plein d’idées et de projets et bien sur je ne peut tout faire. Plein de sujets m’interessent et une fois que je l’ai connais, je passe à autre chose.
    C’est une des raisons pour lesquelles je voyage autant. Et oui, le voyage c’est une activité idéal pour un scanner: vos sens sont en éveil tout le temps, vous êtes tout le temps en mode découverte, c’est une vie intense, bref le pied pour un scanner! Voilà pourquoi je me sent plus en phase avec moi dans ces moments là. Voilà pourquoi mon cote artiste (notamment photo) se developpe d’avantage dans ces moments là. Sans compter d’autres choses propre au voyage. Mais je crois que tu seras d’accord avec moi vu que tu es un expatriés:-)

    Voilà aussi pourquoi dans mes boulots, j’ai souvent l’impression de m’ennuyer, que cela bouge pas assez, que cela n’est pas assez creatif etc…Je ne suis jamais arrivé à me voir longtemps dans un taff.Le metier d’enseignant m’attire un jour, celui de journaliste surtout. L’image d’un metier enrichissant et moins routinier. Hum suis-je un scanner qui ne s’assume pas? Peut-être….Je dois faire mon coming out:-)

    Là je me suis mis au blogging, j’accumule les connaissances, limite ca me passionne mais je sais que pour tenir sur la durée ca va etre coton…Je me connais:-) Mais je sais aussi que je peut le faire.

    Bref, j’aimerais beaucoup apprendre des techniques et partager avec vous. Car à part les listes…

    Je me rappelle un jour un bilan de competences. A la fin, la fille me dit ok” je connais votre profil (artiste+social en gros), ce genre de personnes comme vous ont du mal à trouver leur place dans la société..” Ha…Super, (comme si je le savais pas!)
    Peut-être un jour, elle dira “ok vous êtes un scanner, alors voilà ce que je vous propose”;-)

    Dernier question: appliquez-vous votre scanitude dans les relations sentimentales? Car apres tout, on est dans la meme logique non?

  25. SamNo Gravatar says:

    Salut tout le monde
    @Loedm, comme je le disais moi-même plus haut, le neuro-droitier est plus sensible/empathe/émotif/intuitif qu’un neuro-gaucher dans la mesure où le cerveau droit est le siège de l’imagination, des émotions et du ressenti, le gauche est celui de la logique et du rationnel et pour la plupart celui du langage.

    Moi, par exemple, lorsque je parle à quelqu’un, j’écoute ce qu’on me dit mais j’ai tendance à plus me focaliser sur le langage non verbal (ton, attitude et posture, gestuelle, visage ouvert ou fermé etc…)de la personne à qui j’ai affaire.

    La cyclothémie est l’une des caractéristiques prinicpales du neuro-droitier.

    Pour autant, les scanneurs sont-ils tous neuro-droitiers ?

    http://www.penser-autrement.net/comment.htm

  26. SamNo Gravatar says:

    Erratum
    j’ai fait une confusion de dingue: j’ai pris la cyclothémie (trouble lié aux sautes d’humeur si je résume bien) pour définir cette faculté du scanneur à basculer d’un projet à un autre.

    C’est bien cette derniere faculté qui nous différencie du neuro-gaucher. lui a un besoin de résultats concrets sur ce qu’il entreprend, ce qui l’amène non seulement à finir ce qu’il a commencé, mais également de boucler un projet avant de passer à un autre.

  27. Attention quand même à ne pas trop rentrer dans le côté médico-étiquette. Scanneur, ça veut juste dire différent avec une pléthore de qualités. A mon avis, nous sommes juste des êtres humains comme les autres – avec notre unicité – qui veulent être passionnés par ce qu’ils font, en vivant bien et en contribuant.

    Je préfère les solutions, les idées nouvelles qui nous font aller de l’avant. :)

  28. AmethystNo Gravatar says:

    Je viens de découvrir cet article et grâce à lui j’en sais plus sur moi même ;)
    Je me reconnais à travers cette description du scanneur. Je viens d’obtenir ma première année de biologie et j’ai décidé d’abandonner pour faire autre chose !
    Je n’arrive pas à me décider à choisir une seule voie,beaucoup de domaine me plaise…
    Merci pour cet article très enrichissant !

  29. kostaNo Gravatar says:

    Oui, je suis un scanneur ^^ cela me rassure de savoir que de passer du coq à l’âne comme écrire une multitude de nouvelles ou de scénarii sans jamais les finir, se lancer dans la création artistique et toucher à plus d’un aspect (cubisme, pixel art, ascii art, Picko art, impressionisme). Avoir envie de décomposer et de composer des bâtiments en bois ou en pierre. Avoir envie de faire deux choses en même temps et de se dire qu’on n’aura jamais le temps de commencer une troisième chose.
    Oui, je suis un scanneur ^^

  30. @Amethyst Oui, n’hésitez pas à changer, à essayer, à tester ! En première année de fac, on a tous les droits du monde. ;)

    @kosta Très intéressant témoignage ! Là, vous faites plus fort que moi. :)

  31. BelangerNo Gravatar says:

    Re-bonjour,
    Hé oui je suis encore sur cet article. Je ne me souviens plus très bien si c’est un message lu ici ou quand j’ai parlé de cet article, cependant la question qui m’a été posée: Guy es-tu aussi un “scanner”" avec les filles ? Hooo……. la question ! Demandée par ma nouvelle conjointe, c’est une question piège à 300€ ! Et bien la réponse est ………………… à 51 ans, le plus longtemps j’ai vécu avec une femme c’est ………… 4 ans ! Je dois avouer avoir été laissé 2 fois. Les autres fois, c’est moi qui rompais ! Il est vrai que 2 ans de Club Med, et 6 dans des hôtels club, ce n’est pas la situation idéale pour une relation de couple à long terme ! Mais enfin !!! Et vous chers scanners, avec les femmes, ou avec les hommes ? ( hé oui ! Il n’y a pas que des hommes scanner. il y a des femmes. Peut-être moins cependant ! ;-)

  32. FabriceNo Gravatar says:

    Il y a pas de test pour savoir si on en est un vraiment?

  33. @Belanger Excellente question ! Je n’avais pas du tout pensé à ça, et je me rends compte que je fus un scanneur dans ce domaine-là, il y a bien longtemps. ;)

    @Fabrice Généralement, en lisant l’article tu le sais ou le sens tout de suite. Et attention, scanneur ne veut pas dire une complète impossibilité à finir un projet. ;)

  34. AntoineNo Gravatar says:

    “on va arrêter de se taper la tête contre les murs parce que l’on ne correspond pas aux schémas mis en avant par la société”
    Cette phrase, c’est la citation de ma vie!
    Je l’ai twittée: http://twitter.com/#!/Antwhat/status/28577045262

    Mais les “scanneurs” ne sont-il pas simplement des gens avec des problèmes de concentration, qui se dispersent dans leur travail? Enfin je pense que ce sont deux choses différentes quand même mais je pose la question.

  35. Merci pour le RT Antoine ! Je pense que les problèmes de concentration, c’est différent. Quand je me consacre à fond à quelques chose – et ça peut durer des mois ! – je n’ai pas ce problème. Donc je ne crois pas que ce soit lié, du moins pour la plupart des scanneurs. ;)

  36. *Deux mises à jour*

    Je viens de publier un nouvel article concernant les scanneurs, vous le trouverez ici :
    La fin des scanneurs (Bonne lecture !)

    Également, j’ai enfin terminé l’écriture de mon ebook sur la scannitude. Je cherche 2 volontaires – scanneurs ou pas ! – pour effectuer une relecture totale du livre afin d’y trouver fautes de français et coquilles. Votre niveau de Français doit être excellent et vous devez avoir le sens du détail.

    En échange, je vous offrirai un exemplaire du guide final qui sera mis à la vente. Si vous êtes intéressé(e), contactez-moi à cette adresse : jp[AT]revoperso.com

    Merci beaucoup ! :)

  37. JoelNo Gravatar says:

    D’après ce que raconte l’article, je pense être un scanneur.

    Ceci dit, vu la manière dont le scanneur est décrit, on a tous envie d’en être. Je suis du genre à vouloir tout connaitre, tout faire. Dans toute ma vie, j’ai toujours pratiqué plusieures activités en même temps et ce, depuis que mes parents me laissent choisir ce que je peux faire durant mes temps libre. Certains, j’en suis persuadé, m’ont d’ailleurs déjà pris pour un mythomane car ma vie semblait bien plus remplie que la leur. Généralement, chaque activité dure des mois, voire des années et je les quitte toujours dans l’espoir d’y revenir un jour.

    Maintenant que je sais que mon défaut est une qualité, je vais pouvoir l’utiliser dans le bon sens.

  38. See MeeNo Gravatar says:

    Je me retrouve tout à fait dans cette définition, qui ne lasse pas de m’interroger au quotidien. Je fourmille d’envies, de projets, d’intentions, et me demande souvent quel en est le moteur et la raison.

    Et si être scanneur était le mode de vie que l’on adopte face à de trop grandes frustrations ? Histoire de les retourner à son avantage, de se donner l’énergie d’y faire face ?

    Et si cette activité de scanneur consistait en une exploration du champ des possibles, face à une très (trop ?) forte envie de se réaliser ?

    Mais comme l’ont dit des commentateurs, il est utile aussi d’apprendre à transformer cette fluidité en quelque chose de constructif pour soi… et j’ajouterai pour les autres !

    En tant que blogueuse, j’essaye de canaliser cette errance de deux manières :
    - en utilisant mon introspection sur la pratique du blogging et de l’Internet en général comme “matériau” à partager avec d’autres blogueurs,
    - en essayant de créer des liens, de mettre en relation, de pousser des valeurs de partage.

    Bien évidemment, la part des billets inachevés est considérable, et le résultat final ne représente qu’une toute petite part de ce que j’aimerais faire passer ! Je soigne mon perfectionnisme maladif en me disant que c’est déjà avancer que de donner une consistance à mon monde intérieur grâce à des billets de blogs.

    Professionnellement, je trouve mon épanouissement dans un travail de conseil et d’accompagnement. Quand j’analyse cette orientation, je comprends que c’est le job parfait pour moi, puisque non seulement j’investis utilement mes penchants de scaneuse, mais en plus ce n’est pas moi qui ait à concrétiser les choses !

    Les activités de conseil et de créativité sont sans doute un nos terrains de prédilection ! Et, plus généralement, dans un vaste champ d’INNOVATIONS. C’est sans doute en nous associant avec ceux qui justement ne fonctionnent pas comme nous que nous pouvons réaliser des “grandes choses”. Travaillons avec des personnes qui sont à même de nous aider à faire le tri et réaliser nos idées, à leur donner corps, à faire en sorte qu’elles aient une utilité sociale et s’inscrivent dans la durée.

  39. @Joel Merci pour ton témoignage qui vient s’ajouter à la longue liste de ceux et de celles qui, comme moi, finissent par comprendre qu’un prétendu défaut est, en fait, une qualité. :)

    @See Mee Magnifique introspection ! et puis, je suis vraiment d’accord avec ton dernier paragraphe. Je crois que ce secteur est vraiment fait pour les scanneurs. ;)

  40. Je suis plus simple dans mon approche. Je m’estime simplement être un passionné de la vie. Ça a quelques inconvénients, certes. Par rapport à Alfred Dupont qui a bossé un truc dans la vie, par exemple la science, qui est devenu polytechnicien, qui a les honneurs et la gloire, qui laissera peut-être son nom dans l’histoire, je me reproche parfois d’avoir trop butiné. De même lorsque je rencontre un musicien pro, etc.

    Bon, moi, à côté, si je fais une partie de ping pong, je vais avoir envie de m’entraîner pendant cent heures à taper dans la balle – et je vais même le faire ; si le lendemain on me fait un baptême d’ULM, je m’inscris pour passer ma licence (un de mes prochains projets). Et ainsi de suite. Voilà comment on se fait parfois traiter d’hyperactif (comme si je n’étais pas capable de me concentrer pour achever un projet).

    Mais ma vie est d’être un généraliste. Mon bonheur ne saurait se résumer à un seul domaine. La vie est riche, bordel, non ? Je me permettrais de citer Léonard de Vinci dans son traité de peinture :
    On ne peut appeler maître celui qui ne fait bien qu’une tête ou une figure. Certes, ce n’est pas une prouesse, qu’étudiant une seule chose toute sa vie, on parvienne à quelque perfection; mais nous, sachant que la peinture embrasse toute la création et les opérations accidentelles des hommes et tout ce que peuvent saisir les yeux, nous estimons un triste maître celui qui n’a qu’un genre.”
    (Ouf, j’ai galéré pour la retrouver, heureusement que je m’en souvenais partiellement !)

    Matt
    Astrophysicien musicien sportif écrivain jongleur magicien fêtard entrepreneur ……………….

  41. FabriceNo Gravatar says:

    @see mee
    Pour les activités de conseils et la crativité tu as raison

    @Matt
    Merci pour le citation, excellente

  42. See MeeNo Gravatar says:

    Je vais peut-être faire un billet sur le sujet.
    Le terme de “scanneur” / “scanneuse” est vraiment laid ! Quel en est l’origine française ?
    Je préfère la notion de touche-à-tout, mais cela recouvre-t-il vraiment l’ensemble de ce que ce nouveau vocable signifie ?

  43. Touche-à-tout est en effet probablement un des meilleurs idiomes français pour désigner cette réalité. Et puis, les journalistes ont tellement d’aisance à lui apposer “de génie”, une de leurs expressions toutes faites qui leurs sert tant, qu’il serait dommage de ne pas leur tendre la perche, on ne sait jamais… ;)

  44. JoelNo Gravatar says:

    En arts-martiaux, on dit:

    “Les experts ont plusieures ceintures noires,
    Les grands maîtres n’en ont qu’une”

    Je pense que le perfectionnisme, c’est bien… le touche-à-tout-isme… c’est bien. Pourquoi ne pas faire les deux?

    Dans la semaine de 4 heures, Tim Ferris résume bien cela en expliquant que vous pouvez être bon dans beaucoup de domaines et excellent dans quelques-uns.

  45. @Matt Merci beaucoup de partager ton expérience ! Je vois que tu as placé fêtard avant entrepreneur. L’ordre est volontaire ? ;)

    @See Mee C’est moi qui est parlé de scanneur, tout simplement en reprenant le terme anglais de “scanner” proposé par Barbara Sher. Je suis d’accord avec toi que ce n’est pas joli. D’autres lecteurs m’ont proposé les termes de butineur, explorateur ou papillonneur. Qu’en pensez-vous ? Ou alors touche-à-tout est le meilleur ? :)

    @Joel Merci pour ton commentaire qui est parfait puisque, dans mon ebook, je parle à la fois de Tim Ferris et de cette solution pour tous les scanneurs. ;)

  46. @Joel : Est-ce que les gens pourraient se rendre compte que Tim Ferris est bidon ?

  47. JoelNo Gravatar says:

    Le pape aussi est bidon… pourtant, des dizaine de millions de gens y croient.

    Je pense que toute idée ne possède que la valeur qu’on veut bien lui accorder.

    Si je dis “Le monde est cruel”: Tu as 3 possibilités:

    - Tu es d’accord et tu te laisses marcher sur les pieds car tu considères que tu ne peux rien y changer
    - Tu t’en fous et tu ne changes rien à ta manière de penser
    - Tu es d’accord et tu décides de ne pas te laisser marcher sur les pieds

    Donc, merci d’étoffer ton commentaire, je le lirais avec beaucoup d’intérêt, et prendrais les mesures qui s’imposent.

  48. @Jean-Philippe : quoi bon entreprendre si on ne le fête pas… ;)

    @Joel : Tim Ferris et son entreprise magique qui était inconnue avant son bouquin sont de la poudre aux yeux. Comme devenir riche en imitant Tim Ferris ? En reprenant son marketing et en vendant un bouquin. L’essentiel des recettes révolutionnaires de cet inventeur d’eau tiède sont connues de tout le monde. La loi de 80-20 ? Bravo, il a lu Paretto. Mais il l’applique mal : tout le monde sait qu’ils n’ont que peu de clients vraiment utiles, mais tout liquider pour se reposer sur seulement deux d’entre eux – comme l’autre charlatan le conseille – est un prise de risque parfaitement débile que personne de censé ne suggère. Si l’un se barre à la concurrence, on met la clé sous la porte. Du coup, garder d’autres client, c’est comme avoir pleins d’actions dans son portefeuille même lorsqu’elles semblent à l’instant T moins performante que la meilleure (par définition). Ça s’appelle diversifier les risques. C’est aussi la base.

    Et tout dans son bouquin est du même acabit. Il prend des principes élémentaires en adoptant la posture du génie qui vient d’inventer la roue, et les pousse à la caricature. Essayez pour voir de tout déléguer à des assistants dont vous contrôlerez le travail 1/4 d’heure tous les soirs, juste pour évaluer la catastrophe dans la VRAIE VIE…

    Si Bill Gates ou quelqu’un de son envergure se met à expliquer comment il a réussi à monter une boîte énorme, on pourra être critique sur ses dires, mais il aura une vraie base de crédibilité. Lorsqu’un inconnu vous explique comment il est devenu l’entrepreneur du siècle avec une boîte toute aussi inconnue, dîtes-vous qu’il vend un bouquin, pas une compétence.

    Ne vois pas d’agressivité dans mon acidité naturelle… :)

  49. JoelNo Gravatar says:

    Non, je t’ai demandé ton avis et le respecte. Je n’ai pas lu d’agressivité, le nom de ton blog en dit assez long, ainsi que les articles qui y sont rédigés. D’ailleurs, j’ai bien aimé ton dernier article sur “les conseils à la mode et à la con”, ça manque dans la blogosphère.

    Je ne remet pas en doute le fait que Tim Ferris soit quelqu’un qui base sa réussite sur des méthodes décalées universelle ou, au contraire, le fait qu’il soit mégalo-mythomane. A vrai dire, je ne connais pas personnellement la personne. Je suis d’accord avec toi sur le principe que l’application de la loi de Pareto selon Tim Ferris est quelque peu réductrice. Je suis moi-même entrepreneur et je refuse systématiquement les clients qui rechignent à payer ou qui veulent payer en noir, car ce sont des nids à problèmes. Et il y a bien seulement 20% de mes clients qui m’apportent 80% de mon chiffre (même plus). Je n’ai tout de même pas envie de supprimer les autres clients qui m’apportent à la fois leur soutient (ils me conseillent à leurs clients/confrères/famille/…), leur expérience et leur argent. Et ce sont ces “petits” clients-là qui apportent un fond de roulement lorsque les gros clients sont en période creuse. Donc, je serais plutôt du genre à virer les 20% des clients qui m’apportent 80% des problèmes plutôt que les 80% des clients qui m’apportent 20% de profit.

    Là où je veux en venir, c’est que c’est pas grâve si c’est un gros menteur ou un dieu sur terre, ce livre m’a fait réfléchir et ça me suffit. C’est pas comme si il prônait le travail des enfants ou la vente de drogues. Je me répète donc:

    “Je pense que toute idée ne possède que la valeur qu’on veut bien lui accorder.”

    Donc soit tu considères que c’est un menteur et tout ce qu’il dit est faux et inapplicable. Soit tu le vois comme une manière dont tu peux améliorer ta vie. Je regarde la bouteille à moitié pleine et toi à moitié vide… mais c’est la même bouteille. Allez, tu peux me traiter de “doux rêveur”, je ne t’en voudrais pas.

    Je te remercie beaucoup pour ta réponse.

  50. J’aime ta manière de voir les choses. Certes, tu es un doux rêveur et moi un “dur rêveur”, mais ça nous mets en accord sur l’essentiel, après tout… ;)

    Là où je te rejoins, c’est que tout ce qui nous amène à une vision différente, à une réflexion qu’on n’aurait peut-être pas eu sans le stimuli initial, contient son lot d’éléments positifs (d’ailleurs, je suis un grand positif, dans ma vie j’entends, contrairement à ce que mes critiques laissent penser). Mais ce qui est positif, là-dedans, c’est notre esprit critique en premier, Tim Ferris ou même quelqu’un prônant des choses bien plus graves, comme tu en donnes en exemple, ne sont que des catalyseurs. Ils ne méritent selon moi pas plus d’attention que ce rang.

    Au passage, merci pour ton avis sur l’article que tu cites, je n’ai pas encore eu de retour, je me demandais si j’avais un lectorat pour ce qui n’entrait pas dans le panurgisme au sein de la mouvance “développement (plus ou moins) personnel”.

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